Luis Muriel : "Quand je suis dos au but, ça colle beaucoup moins avec mes caractéristiques"

recueilli par Franck Pujos

photo : AFP

 

C'est lui qui a relancé la machine cafetera, hier, au Stade de France, lors d'une soirée historique qui a vu la Colombie renverser les Bleus (2-3) et rafler la mise de ce match de prépa à la fête russe. Après coup, tard, une fois les vainqueurs du jour sortis du vestiaire, on a pu discuter deux-trois minutes en tête à tête avec Luis Muriel dans la zone mixte. Non retenu par José Pekerman et triste au possible en 2014, celui qui joue en pointe au sein du FC Séville de Montella - et est concurrent number one de Ben Yedder - parle de son poste, justement. Notamment. PS : même que demain soir, rebelote, on vous balancera une autre petite interview d'un des protagonistes de Saint-Denis tout de jaune vêtu. D'abord, Muriel.

Devançant ici Djibril Sidibé, Luis Muriel a considérablement gêné le latéral droit monégasque et son compère Raphaël Varane. Et s'il a vendangé quelque peu, comme souvent cette saison, il a aussi ouvert le score
Devançant ici Djibril Sidibé, Luis Muriel a considérablement gêné le latéral droit monégasque et son compère Raphaël Varane. Et s'il a vendangé quelque peu, comme souvent cette saison, il a aussi ouvert le score

Quel est ton sentiment après cette grande victoire ?

Je suis content. Parce que c'est un résultat historique et parce que dans notre préparation, alors que le Mondial n'est pas loin, ça nous met bien.

 

Peux-tu nous raconter ton but, un peu surprenant ?

C'était un centre qui cherchait une déviation ou quelque chose du genre... Ces centres-là sont aussi faits pour ça : si aucun joueur ne la touche, le gardien a tendance à réagir trop tard. J'ai tenté, ça a marché, et c'est un but qui nous a donné de la force pour aller chercher un résultat en deuxième mi-temps.

 

Et ta frappe sortie par (Hugo) Lloris (56e) ?

J'étais en colère après moi-même... Si j'avais appréhendé l'action plus tranquillement, j'aurais pu passer le ballon à Falcao qui était seul. Bon, je crois quand même que quand tu gagnes une rencontre de ce niveau, au final tu mets ça de côté. Tu te contentes du match que tu as fait dans l'ensemble et du match que ton équipe a fait dans l'ensemble.

 

Tu joues en pointe à Séville, sur le côté en sélection...

Là où je me sens le mieux, c'est quand je pars de derrière, je profite de ma vitesse, de mes facultés dans les un contre un. C'est ce qui me plaît le plus ; quand je joue ailier, je me sens très bien. Quand je suis dos au but, ça colle beaucoup moins avec mes caractéristiques. C'est comme ça que je joue avec Séville, mais c'est vrai que je me sens plus à l'aise sur le côté.

 

Qu'attends-tu des trois mois qui viennent désormais ?

D'abord, là, on a un autre match de préparation (contre l'Australie, à Londres, ce mardi, NDLR). Ensuite continuer de faire les choses bien, retrouver mon club, me préparer du mieux possible. En espérant faire partie de la liste pour la Coupe du monde.