Marlos Moreno : "Le message de City est clair"

recueilli par Franck Pujos

photo : Club Santos Laguna

Il s'est révélé en grande pompe lors du second semestre 2015 avec l'Atlético Nacional. Recruté l'été suivant pour 5,5 millions d'euros par Manchester City à même pas 20 ans, Marlos Moreno a depuis écumé sans réel succès les destinations de prêts, de La Corogne à Flamengo en passant par Gérone. Si nos questions sur un potentiel désir de stabilité ou sur sa longue panne passée avec le filet adverse sont restées sans réponse, l'international colombien (8 sélections, 1 but) parle du présent, et son présent c'est Santos Laguna au Mexique, où il est de nouveau prêté, jusqu'en juin, par les Citizens. Auteur d'un but et d'une passe décisive au Honduras, sur le terrain de Marathon (2-6), en 8es de finale aller de la Concacaf Champions League ce mercredi, Moreno, qui n'a pas su confirmer ce qu'il avait montré au pays, a encore le temps de le faire. Il n'a que 22 ans, et des capacités de dribbles et de un contre un peu communes. Il n'est pas trop tard, mais le plus tôt sera le mieux.

Après trois entrées en jeu dans le Tournoi de clôture mexicain et une dans la C1 de la Concacaf, que Santos veut gagner pour participer au Mondial des clubs, Marlos Moreno et son équipe reçoivent Toluca ce soir en championnat
Après trois entrées en jeu dans le Tournoi de clôture mexicain et une dans la C1 de la Concacaf, que Santos veut gagner pour participer au Mondial des clubs, Marlos Moreno et son équipe reçoivent Toluca ce soir en championnat

Tu as marqué et effectué une passe décisive mercredi en Concacaf Champions League ; globalement comment se déroulent tes premiers pas à Santos Laguna ?

Très bien, je crois. Ça se fait petit à petit. Là, on menait 4-1 ou 5-1, non 4-1 en fait, et c'est vrai qu'on était très à l'aise sur le terrain au moment où je suis entré en jeu. Un joueur veut toujours jouer, veut toujours apporter, la concurrence est saine et ce qui est primordial pour moi c'est d'apporter ma contribution à l'équipe.

 

Quelle est ton opinion sur la Liga MX ?

Ce championnat est très intense, très compétitif. Tu ne peux pas trop te croire arrivé, ça court beaucoup, ça contre-attaque beaucoup... C'est un apprentissage important. Il y a de la passion, aussi.

 

Aujourd'hui Manchester City, chez qui tu es sous contrat, te dit quoi concrètement ?

Le message est clair : participer, jouer, à chaque fois que je participe jouer bien, et maintenir un rythme de compétition élevé. (Pep) Guardiola ? Non, je n'ai pas eu l'opportunité de parler avec lui.

 

Tes débuts avaient été explosifs, entre ton but en finale du Tournoi de clôture colombien en 2015, la Copa Libertadores gagnée en 2016, ta traversée du terrain décisive en Bolivie en Éliminatoires de la Coupe du monde 2018...

Arf, c'est le passé, ça, non ? Je ne vis pas dans le passé, je vis au présent. Mon souvenir, c'est le but que je viens de mettre et la passe décisive que je viens de faire avec Santos. Ce qui s'est passé avec la sélection, ou la Libertadores, c'est derrière moi.

 

Mais le Marlos Moreno de 2019, est-ce vraiment le même que celui de 2015, 2016 ?

Moi je dis que oui. Avec un peu plus d'expérience, c'est le même.

 

L'expérience récente de Flamengo, par exemple, elle t'a été bénéfique ?

Beaucoup. Vraiment, beaucoup. Il y avait Vinicius Junior, mais aussi Vitinho, la concurrence n'était pas simple, mais indépendamment des coéquipiers qu'on a on apprend tous les jours. Moi j'apprends d'eux, peut-être qu'eux apprennent d'autres trucs de moi... C'est l'histoire du foot, l'idée que je m'en fais. Autant Flamengo que La Corogne ou Gérone, ce furent des expériences dont je retire le positif, dont je tire profit.

 

Est-ce que là tu te sens en confiance, alors que tu abordes une nouvelle étape de ta carrière, à Torreon (la ville où est basée Santos Laguna) ?

Oui, mes coéquipiers font tout pour, le coach ("Chava" Reyes, NDLR) aussi. J'ai été très bien reçu et c'est quelque chose de fondamental pour la confiance.

 

Sur la sélection : tu as disputé la Copa América 2016, celle de 2019 tu y penses un tout petit peu ?

Je la vois comme un beau défi. Elle se rapproche, moi je suis dans un processus d'adaptation au foot mexicain mais la roue tourne beaucoup dans le football. Bien sûr que ce serait super de retrouver la sélection, mais encore une fois je vis au présent. Mon présent, c'est Santos, et en premier je dois faire les choses bien ici.