Copa Libertadores : compliqué mais alléchant pour les trois clubs colombiens engagés

texte : Diego Vargas

photo : AFP

Après l’élimination de Tolima par l'Internacional au 3e tour préliminaire, trois équipes colombiennes vont donc finalement disputer la phase de groupes de la Copa Libertadores : América, Medellin et Junior. Si l'édition 2019 s'était montrée catastrophique pour les représentants du pays (aucun qualifié pour les 8es), la compétition la plus importante du continent reprend cette nuit et cela s'annonce copieux, avec d'entrée les réceptions respectives de Grêmio et de Libertad, puis demain du champion en titre Flamengo par le Tiburon. Cafooteros analyse les groupes concernés, rivaux comme possibilités d’avancer. 

Andrés Mosquera (de dos) est fêté comme il se doit par Leonardo Castro (au centre) et le capitaine Andrés Ricaurte après la qualification de Medellin pour la phase de groupes, aux tirs au but chez l'Atlético Tucuman
Andrés Mosquera (de dos) est fêté comme il se doit par Leonardo Castro (au centre) et le capitaine Andrés Ricaurte après la qualification de Medellin pour la phase de groupes, aux tirs au but chez l'Atlético Tucuman

Groupe A (Junior). Cette poule est clairement l’une des plus difficiles. Elle se compose du tenant du titre, Flamengo, du vainqueur 2019 de la Copa Sudamericana, Independiente del Valle, de l'une des équipes les plus importantes d'Équateur, Barcelona de Guayaquil, et donc de Junior de Barranquilla, finaliste du dernier Tournoi de clôture en Colombie.

 

Ce n’est un secret pour personne. Flamengo, qui vient par ailleurs de remporter aussi la Recopa Sudamericana contre son rival de groupe Independiente del Valle (2-2, 3-0), est le grand favori à la première place. La belle affaire serait déjà d’obtenir la deuxième. Junior, en forme, a ses chances, au regard de son effectif, renforcé par une petite dizaine de joueurs de qualité : Miguel Borja, les autres internationaux Didier Moreno et Carmelo Valencia, mais également Cristian Higuita, Sherman Cardenas, Jeison Angulo, Larry Vasquez, Fabian Viafara et Danny Rosero. 

 

 

Groupe E (América de Cali). On pourrait le nommer «groupe de la mort», via ses deux formations brésiliennes de Porto Alegre et les champions colombien et chilien. Les Gauchos de Grêmio et de l'Internacional semblent, de par leur histoire, les mieux placés pour passer, mais l'América de Cali et l'Universidad Catolica devraient être deux obstacles pas faciles à surmonter.

 

Les Diables rouges de l'América ont beau susciter actuellement plus de doutes que de certitudes, provoqués par des blessures (Segovia, Paz, Ramos...) ayant affaibli l’effectif et le rendu sur le terrain, le onze d'Alexandre Guimaraes est invaincu dans son stade Pascual-Guerrero depuis pas moins de 12 matches et le 3 octobre dernier (Huila, 0-1). Et comme en plus, à l'image de Junior, les Caleños se sont bien renforcés, alors... La recrue-phare ? Adrian Ramos (36 sélections, 4 buts), ancien du Borussia Dortmund, du Hertha Berlin ou encore de Grenade, revenu à la maison.

 

 

Groupe H (Medellin). Contrairement aux autres, cette poule paraît équitable, la qualification plus accessible. Rendez-vous tout de même pour l'Independiente Medellin avec le sextuple vainqueur de la Copa, Boca Juniors... et avec Libertad (PRY) et Caracas (VEN). Dans un très bon moment, Boca est le plus fort sur le papier, le trio restant visant certainement la deuxième place.

 

Le DIM, lui, vient de valider son ticket d'entrée en disposant aux tirs au but l'Atlético Tucuman (1-0 ; 1-0, 2-4 t.a.b) au troisième tour préliminaire. El Poderoso de la Montaña est équilibré, comptant trois éléments très talentueux au coeur du jeu, Angulo, Arregui et Ricaurte. Attention en revanche à ce que son effectif limité quantitativement de Medellin ne lui joue pas des tours.