Au bout de cette eLiga, la gloire virtuelle

texte : Diego Vargas

photo : D. V.

Ce sacre-là ne fera pas partie du palmarès des uns et des autres. Mais à défaut de pouvoir taper le ballon de façon réelle en ces temps compliqués de coronavirus, on s'occupe comme on peut, partout sur le globe. En Colombie, il y a de cela une dizaine de jours, la eLiga Dimayor a pris ses quartiers, pour un bon mois. Car le vrai foot n'est pas pour tout de suite.

Voilà donc quand le canapé remplace le terrain, les chaussons les crampons, et qu'on joue au foot avec ses mains
Voilà donc quand le canapé remplace le terrain, les chaussons les crampons, et qu'on joue au foot avec ses mains

Suivant l’exemple d'autres ligas, comme au Mexique ou en Espagne, en Colombie on lancé sa propre version du championnat domestique sur Fifa 2020, qui a commencé le 25 avril et s'achèvera le 31 mai. Ceci en attendant les futures décisions des instances, découlant de l'évolution du Covid-19, pour une reprise puis le déroulement de la compétition en cours, à savoir le Tournoi d'ouverture. Une reprise du foot qui devrait avoir lieu au second semestre et à huis clos, aux dires récents du ministre du Sport, Ernesto Lucena, au "Vbar" de Caracol. Si ça ne bouge pas d'ici là.

 

Il ne s’agit que de la toute première eLiga colombienne, dans la longue histoire du e-Sport, comptant la participation des 20 clubs de la Liga Betplay - comme elle s'appelle désormais - mais aussi des 16 du Torneo Betplay, les L1 et L2 locales. Chacun est représenté par un joueur de son effectif professionnel. La formule est simple, on retrouve dans l'élite quatre groupes de cinq au sein desquelles tout le monde affronte tout le monde, cherchant à se qualifier pour les demi-finales.

 

Des favoris ? Pas vraiment, le charme du jeu vidéo fait que le meilleur sur le terrain peut être moins fort avec des manettes, et vice-versa ! Les grands América (représentée par le Chilien Rodrigo Ureña) et Nacional (représenté par le talentueux et inconstant Jarlan Barrera) font partie de la même poule, tandis que Millonarios (représenté par le méconnu Andrés Llinas) va essayer de venger son début de saison pré-pandémie plutôt raté. Jaguares, La Equidad, Pasto ou encore Millonarios, tiens, sont bien partis. Pasto est chaud, décidément, en 2020. Mais si la console c'est sympa, on a hâte de voir le onze nariñense, et tous les autres du pays, pour de vrai, et avec un vrai ballon.