Machado : "Je veux jouer en L1 avec Toulouse"

recueilli par Brice Charrier

photo : PQR

Toulouse aime la Colombie et elle le lui rend bien ! Le Téfécé entretient une longue histoire avec les joueurs latinos, argentins surtout mais colombiens aussi. Rappelez-vous Victor Bonilla, à un degré moindre Edwin Congo, et surtout Abel Aguilar. Aujourd'hui, c'est Deiver Machado qui assure la relève et entend marquer les esprits autant que son aîné resté, lui, trois ans dans la Ville Rose. À 27 ans, celui qui pistonne le côté gauche dans le 3-5-2 de Patrice Garande sait qu'il est à un moment clé de sa carrière après plusieurs saisons galère. On a échangé avec lui ce mercredi à la sortie de l'entraînement, alors que les Violets (15es) rendent visite à l'AC Ajaccio (19e), ce soir à 19 heures, pour le compte de la 7e journée de L2.

Mis au placard à La Gantoise, Deiver Machado (à droite) n'avait plus joué depuis juin 2019 avant de rejoindre le TFC, où il est devenu un titulaire immédiat ; il fait partie des trois Colombiens de L2 avec les Amiénois Mendoza et Otero
Mis au placard à La Gantoise, Deiver Machado (à droite) n'avait plus joué depuis juin 2019 avant de rejoindre le TFC, où il est devenu un titulaire immédiat ; il fait partie des trois Colombiens de L2 avec les Amiénois Mendoza et Otero

Avant de parler ballon, dis-nous comment s'est passée ton arrivée, ton installation en France ?

Tout s'est très bien passé ! La ville est très grande, les gens sont agréables et je m'y sens bien. Vraiment, je suis très content d'avoir signé ici.

 

Et la météo, ça le fait ?

(rires) Oui... L'hiver arrive, c'est ça ? On s'habitue, ce n'est pas un problème pour moi.

 

Pourquoi avoir dit "oui" au TFC ?

C'est un très bon projet qui m'a séduit rapidement. Les dirigeants sont ambitieux, ils veulent remonter en L1 le plus vite possible et ça me plaît.

 

Ce n'était pas un problème pour toi de venir jouer en Ligue 2 ?

Non, non, pas du tout. Ma priorité, c'est de jouer, de retrouver mon meilleur niveau et de continuer à progresser. Je sais que j'évolue dans un grand club, qui a une histoire, qui est une institution du football français. Sa place est en Ligue 1. Nous devons donc nous appliquer à gagner les matches pour l'y ramener.

 

Le système de jeu du coach Garande te convient ?

Complètement ! J'y suis très à l'aise car au-delà de l'aspect défensif qui reste important, j'ai la possibilité d'être devant, d'apporter offensivement avec beaucoup d'espace. C'est vraiment agréable.

 

Comment évalues-tu le niveau de la L2 ?

C'est très bon, compétitif. Tout le monde veut gagner, ce qui donne des matches serrés et ça se ressent au classement.

 

Et par rapport à la Belgique, toi qui as joué à La Gantoise ?

On court beaucoup en L2, on est plus dans les duels. Le rythme des rencontres est plus varié en Belgique. Mais l'important pour moi, c'est d'être capable de m'adapter là où je suis. Aujourd'hui, c'est la L2 et ça me va, je dois me préparer pour répondre aux défis qui sont face à moi sur le terrain.

 

C'est un football complètement différent de la Colombie ?

Oui, tout à fait ! Au niveau de l'intensité, des espaces, c'est plus dur ici. Après, l'expérience que j'ai acquise me permet d'appréhender plus facilement ces changements, sans être perturbé, et puis c'est le travail au sein de ton club, avec tes coéquipiers, qui fait que ça se passe bien, qu'on s'améliore.

 

Tu comptes t'inscrire dans la durée ici ou cette saison n'est qu'une étape ?

Oui, j'espère durer ici et jouer en L1 avec Toulouse.

 

La coupe d'Europe, la Ligue des Champions... c'est aussi un de tes objectifs ?

Bien sûr ! Forcément j'ai envie, j'y pense. Tout est possible mais pour cela il faut être dans le bon état d'esprit, travailler dur pour que cela se produise.

 

On imagine qu'être sélectionné à nouveau en équipe nationale est aussi dans un coin de ta tête (Machado compte 3 sélections à ce jour, obtenues entre septembre 2018 et mars 2019) ?

C'est toujours dans la tête ! On joue pour ça, on s'entraîne pour ça. Pour autant, je ne me mets pas de pression, je le vis tranquillement, sereinement. Je sais qu'il faut être très bon pour être appelé, je dois encore progresser.

 

As-tu des contacts avec Carlos Queiroz ou son staff ?

Non mais je vais tout faire pour qu'ils pensent à moi. C'est motivant.